ÉTAT DES PATINOIRES – PARC CHARTIER-DE LOTBINIÈRE

PATINOIRES AU PARC CHARTIER-DE LOTBINIÈRE – HIVER 2020-2021 Au Parc Chartier-De Lotbinière, nous aménageons une patinoire de hockey et un sentier glacé de 700 mètres de longueur qu …

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Une résolution pour 2021 : un peu de civisme, peut-être ?

« C’est dans l’adversité qu’on reconnait la valeur véritable d’un être humain. » L’année 2020 aura été, pour plusieurs d’entre nous, une année angoissante, troublante, déstabilisante. Cette chose, qu’on nomme la COVID-19, a bousculé nos habitudes et effacé nos réconfortants repères. Les mots confinement, code rouge, éclosion, masque, distanciation physique, télétravail, perte de revenus, couvre-feu et fermetures temporaires d’organisations ont résonné aux quatre coins du Québec sans qu’on sache toujours comment réagir. Face aux restrictions imposées par des gouvernements, les gens ont eu des réactions différentes.
Aux Sentiers de L’escapade, un lieu où il fait généralement bon se ressourcer, se relaxer et se dépenser physiquement, nous avons eu droit, souvent dans la même journée, aux différents types de comportement en simultané. Conscients que la nature sert aussi à réduire le stress ambiant, nous avons quand même été surpris par la virulence de certains à enfreindre les règles communes de sécurité et de bien-être, à altérer les installations et à voler des objets destinés à des rallyes ludiques pour les petits et grands enfants.
Tel est le constat auquel nous sommes arrivés en ce début de l’an 2021. Un achalandage accru, une clientèle bigarrée comme on l’aime, des gens débonnaires et amoureux de la nature, mais également une infime minorité d’individus qui refuse de considérer avec respect et gratitude cette aire commune propre, sécuritaire, gratuite, bien entretenue et accessible.
Des crottins de chevaux qui jonchent partout le sol, des bancs extérieurs saccagés au chalet, des sacs à cacas de chiens que certains laissent traîner en bordure des sentiers, des barrières de sécurité forcées et des cadenas coupés, des VTT et des Motocross qui empruntent illégalement, au péril de la sécurité des randonneurs, les sentiers pourtant bien balisés, des détritus lancés impunément dans les bois (gobelets à café Tim Hortons, bouteilles et canettes de bières, miroirs cassés, etc.), des cyclistes de montagne qui considèrent égoïstement et faussement ces lieux publics comme « leur terrain de jeux », la destruction répétée de pancartes d’information concernant la COVID-19, des feux allumés au point d’observation, des chiens laissés négligemment sans laisse par des propriétaires peu sensibles aux usagers qui ont peur de leur animal de compagnie, des enfants qui cassent des branches d’arbres sous le regard complaisant de leurs parents, une porte de fer vandalisée au chalet avec des crampons de métal, des véhicules qui stationnent devant les barrières, bloquant ainsi l’accès éventuel aux véhicules d’urgence, des arbres calcinés par des tentatives volontaires d’embrasement, etc.
Nous aurions préféré passer sous silence ces odieux comportements antisociaux. Malheureusement, le vandalisme est trop important pour que vous, adeptes passionnés des Sentiers de L’escapade, ne soyez pas informés du sort que certains réservent à notre trésor régional.
Ces comportements délétères, qui se rapprochent d’un dangereux je-m’en-foutisme sociétal, ont pourtant des conséquences qui vont au-delà des seuls coûts financiers. Ici, c’est le lien social qui est visé, ce réconfortant et sécurisant respect mutuel entre des humains qui s’offrent des lieux communs où il est possible de se rencontrer, échanger et partager un moment d’éternité.
Si on peut comprendre la frustration de certains et leur désaccord avec les autorités quant aux mesures sanitaires privilégiées, il en va autrement avec cette forme de violence qu’on nomme le vandalisme de biens collectifs. Qui dit biens collectifs dit forcément responsabilité individuelle d’en assumer la qualité et la pérennité. Qu’on soit ou non d’accord avec les mesures sanitaires ne devrait, en aucun cas, nous éloigner du principe selon lequel le respect des biens publics reflète, en définitive, le respect qu’on porte à soi-même et aux autres membres de sa collectivité.
À bon entendeur, salut.
Sur ce, bonne année 2021 à toutes et à tous.
L’équipe des Sentiers de L’escapade

Author: Simon St-Michel

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