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L’été des Indiens

L’évocation d’un possible été des Indiens sur le sud-est du Canada et le nord-est étasunien provoque généralement un petit coït météo dans la population. Quoi, l’été revient nous chauffer la « couenne » pour quelques jours avant que l’hiver, la noirceur, le froid, l’humidité, la neige et la grisaille nous tombent définitivement dessus ? Rares sont les gens qui se plaignent de cette chaleur tardive qui prolonge le plaisir des activités extérieures. Mais au-delà de ce relâchement psychologique souhaité et nécessaire, l’été indien relève d’abord d’un phénomène climatique ponctuel qui fait écho à des traditions anthropologiques chez nos frères les Amérindiens.

 

Pour qu’un été des Indiens survienne et puisse être nommé ainsi, il faut d’abord qu’il y ait eu une période de gel. Ensuite, les températures doivent suffisamment augmenter sur une période allant habituellement de 3 à 5 jours consécutifs. Les statistiques indiquent un écart de + 4 à + 6 degrés Celsius par rapport à la moyenne journalière maximale. Le temps doit être généralement ensoleillé, les vents assez faibles et la pluie plutôt rare. Les nuits, elles, oscillent autour des normales de saison.

 

Ce phénomène climatique est provoqué par des anticyclones subtropicaux provenant du sud-ouest des États-Unis. Stagnantes, ces zones de haute pression se déplacent très lentement et peuvent engendrer de la brume matinale (nappes de brouillard) lorsque la condensation (rencontre du chaud et du froid) se forme.

 

Au Québec, l’été des Indiens survient habituellement entre le 15 octobre et le 15 novembre. À Québec, les habitants ont droit à ce phénomène cinq fois par décennie, alors que Montréal ne peut espérer que quatre épisodes similaires par cycle de dix ans. Fait étonnant, Montréal vit deux épisodes de l’été des Indiens une année sur quatre, alors que Québec n’y a droit qu’une fois tous les sept ans. Il y a, enfin, quatre épisodes par siècle qui offrent trois épisodes de chaleur ou plus durant un seul et même été des Indiens.

 

L’absence de vent et l’inversion des températures saisonnières ont aussi deux revers importants : la pollution atmosphérique et une augmentation possible des feux de forêts. La dispersion atmosphérique étant plus difficile, les médecins constatent une recrudescence des problèmes pulmonaires dans la population. Quant aux feux de forêts, la SOPFEU constate que les conditions sèches et les feuilles tombées au sol forment un cocktail dangereux pour une propagation rapide et destructrice.

 

Le lien avec les Amérindiens

Évidemment, l’expression été des Indiens fait directement référence à certaines coutumes des Amérindiens qui vivaient dans la zone géographique comprise aujourd’hui entre le nord-est étasunien et le sud-est canadien. On doit à l’écrivain John Hector St-John de Crèvecoeur, (né Michel Guillaume Jean de Crèvecoeur en France) un soldat normand installé dans le nord-est étasunien, de l’avoir utilisée en premier dans son livre Letters from an American Farmer, lequel a été publié aux États-Unis autour de 1780.

 

Selon ces coutumes, l’été des Indiens était un signe pour les tribus sédentaires de terminer les récoltes et préparer les habitations faites de peaux animales pour l’hiver. Pour les tribus nomades, on pense ici aux Montagnais, Algonquins, Abénakis et autres Malécites, cette période de chaleur tardive envoyait le signal qu’il était temps de quitter leurs camps en bordure des cours d’eau afin de rejoindre les forêts remplies de gibiers qu’étaient la Côte-Nord, l’Abitibi, le Lac Saint-Jean et la Haute-Mauricie.

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